Je suit les influences des auteurs qui m'entourent... c'est vrai. Mais mes mots m'appartiennent, tous jusqu'au dernier. Ils sont toute mon existence et je les fait jouer mille et une joies, retranscrire mille et une douleur, décrire mille et une personne. Ils soulagent mes peines et amplifie mes moments de bonheur...
Je les utiliserais jusqu'au dernier pour crier ma vie... te décrire, les décrire, tracer la vie de je ne sais quel héros qui ne sera dans le fond qu'un porte parole...
>> Et là, au milieu des reflets, des jeux des lumières dans les plumes blanches, je riais comme si ma vie m'appartenait. Comme si je pouvais décider de chaque instant, me dire que je suis moi et pas un être factice créé par une imagination trop débordante. Je riais comme si le monde était à mes pieds, comme si mon sourire pouvait soutirer toutes les faveurs du monde. Je crois qu'au fond de moi, j'étais tout simplement heureuse. Heureuse de vivre. Dans un monde de merde où tout est éphémère et où même l'amour est chancelant, j'étais heureuse d'être de la partie. Je respirais à m'en faire éclater les poumons. Toutes mes déceptions n'étaient qu'un détail insignifiant et chaque souvenir douloureux s'effaçait peu à peu. Les meilleurs souvenirs l'emportaient. Je voulais sortir et crier au monde que j'étais là, afficher mon sourire comme s'il allait disparaître demain, dire je t'aime comme si ces trois mots allaient s'effacer à jamais de mon vocabulaire, le serrer contre moi comme si j'allais mourir demain ...
Une seule pensée, un seul objectif ; donner du soleil et une part de moi à chaque personne qui croisera ma vie, car embellir la vie de quelqu'un est la chose la plus remarquable qu'un être si imparfait que l'homme puisse faire envers ceux qu'il aime...
Ma vie est là, sous tes pieds [ ... ]