C'est fini. J'ai renOncé. Je ne pOuvais plus. Je crOis que nOus en sOmmes venus à nOus détester. Ne plus avOir de vie. La rOutine, l'affreuse rOutine, la certitude de nOus réveiller chaque jOur côte à côte, errer de cOnserve, l'ennui...Tenter de trOmper cet ennui en nOus abrutissant de substances, se défOncer pOur qu'il y ait quelque chOse entre nOus qui ne sOit pas nOtre « amOur », s'y raccrOcher pOur échapper à l'autre, haïr l'autre d'être tOujOurs là, tOut en craignant qu'il parte...Partir avant.
C'est fini.
«En mOn c½ur idiOt, l'idiOtie chante à gOrge déplOyée. »
Le vide en ce mOment, et tOutes ces jOurnées vides qui m'attendent et rien n'a d'impOrtance, et pOurquOi, pOurquOi, pOurquOi ? Et pOurquOi n'aime-t-On plus rien quand On n'est plus aimé ?
L'humanité sOuffre. Le mOnde est une vaste plaine après un carnage, jOnchée d'agOnisants qui râlent et qui se tOrdent. Les hOmmes, « les gens » déambulent, anOnymes, et dissimulent une plaie béante sOus leurs airs impassibles. ( Hell )
>> c'est salé...mOn existence n'est qu'une larme salée rOulant sur le reflet de mes jOues trOp claires.
Et puis il y a tOi. Il y avait tOi...tu étais la caresse qui retenait la larme quand elle perlait encOre à l'embOuchure de l'½il...
PardOnne-mOi...Oh je t'en prie pardOnne-mOi...j'ai besoin de tOi, je ne suis rien sans tOn sOurire...mOn trône s'est écrOulé quand j'ai senti ce regard...j'ai tOut perdu en un millième de secOnde...
On dit que c'est plus facile de terminer quelque chOse que de le cOmmencer. C'est faux.
J'ai brulé de l'intérieur quand j'ai senti tes yeux pleins de reprOches...de dOuleurs...
Oh pardOnne-mOi je t'en prie...je n'effacerais jamais tOn visage à cet instant précis...il me tOrture chaque secOnde...
Chaque refrain, chaque pOème me ramène à tOi...tOi qui était jusque là présent dans tOute ma vie, tOi la mOitié rayOnnante de mOn c½ur, tOi mOn tOut, tOi mOn amOur, tOi mOn sOleil...
Et je hurle. Je hurle de t'avOir laissé là...tant de chemin parcOuru...et je t'ai laissé là, au milieu de la rOute. Je te regarde, planté au milieu, en me regardant avec cette incOmpréhensiOn au fOnd du regard...et je m'élOigne impuissante...les larmes rOulent tant et plus sur mes joues et tOi tu ne cOmprends pas. MOi nOn plus je ne cOmprends pas...tu m'aimais je le sais et tOus les mOts que j'ai prOnOncé n'était qu'une lame qui s'enfOnçait peu à peu dans mOn c½ur...je t'aimais encOre et chaque mOt sOnnait faux...
Si cOmpréhensif, si impassible...j'aurais vOulu rester des heures entières au creux de tes bras...prOfiter encOre de ces baisers sucrés et de ces bras chauds...
Et c'est le mOment des regrets...ceux qui attendaient pOur se mOntrer et qui vOus assassine en un cOup meurtrier. Pas le temps de réagir, il est trOp tard...la décisiOn est prise et les défauts sOnt remplacés en un millième de secOnde par tOus les bOns mOments passés ensemble...
J'aurais tOut dOnné pOur tOi...tOut.
PardOnne-mOi... ( mOi )